Costa Rica, la pura vida

Crédit : Pauline Ponchaux

L’année passée, en plein hiver, je décidais de partir au chaud direction le Guatemala. Deux semaines d’exotisme, de chaleur, de soleil, de paysages à couper le souffle et j’étais amoureuse du pays. Je me rappelle avoir ouvert le rideau du hublot de l’avion à l’approche de Montréal et m’être dit, la larme à l’œil : « Quelle sera ma prochaine destination? ». Curieuse de découvrir d’autres pays d’Amérique latine – et ayant dû laisser de côté pour un temps le Nicaragua, crise politique oblige – je jetais mon dévolu sur le Costa Rica. Après quelques mois d’attente, moi aussi j’allais bientôt adopter la devise du pays : pura vida.

Crédit : Pauline Ponchaux

Je suis plutôt assez impatiente de nature mais a contrario, ce que j’aime dans la perspective de partir en voyage, c’est cette attente excitante, entourer la date de départ sur mon calendrier et faire un décompte jusqu’au jour J.

En octobre – après des heures passées sur tous les comparateurs de vols possibles –, j’avais pris mon billet d’avion pour le Costa Rica. Puis, je plongeais tête la première dans le guide de voyage du Lonely Planet et je préparais mon itinéraire. En choisissant ce petit pays d’Amérique Centrale, j’avais dans l’idée de mélanger randonnées dans la jungle tropicale pour apercevoir des animaux et gros instants de zénitude sur les plages. Mission accomplie! Si vous êtes dans le même état d’esprit, foncez! Évidemment, il y aussi beaucoup d’autres possibilités d’activités : plongée, surf, escalade et j’en passe.

San José, l’esprit colonial

Crédit : Pauline Ponchaux

L’aéroport du pays étant situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale, San José est donc la première ville-étape obligée à votre arrivée au Costa Rica… mais pas la plus typique ni la plus révélatrice de la beauté du pays. Après cinq heures d’avion, je choisissais d’y passer une journée en transit avant de partir dans la nature. Et une journée dans la capitale, cela était largement suffisant. J’avais réservé une chambre dans un hôtel de type colonial localisé dans le barrio Amón, un quartier historique de San José constitué de quelques beaux édifices. Adiós panoplie hivernale, holà petite robe légère et sandales! Et me voilà partie explorer les alentours par 25 degrés avec un passage culturel, des plus enrichissants, au Teatro nacional. Prenez un guide (anglais ou espagnol) qui vous racontera avec passion toute l’histoire de ce théâtre, vieux de plus de 120 ans.

De mon passage éclair à San José, je ne retiendrai culinairement parlant qu’une seule chose : le meilleur café qu’il m’ait été donné de boire depuis longtemps, le café miel. Késako? Un cappuccino revisité avec une mousse de lait onctueuse, du miel et de la cannelle. Tellement bon que j’en ai pris deux dans la journée!

Monteverde, sur le chemin de l’émerveillement

Crédit : Pauline Ponchaux

Pour rejoindre Monteverde depuis San José, comptez entre 3 et 4 heures (dépendamment si vous êtes en voiture ou en bus) dont 25 minutes d’une portion de route tumultueuse – « le massage du pays » comme me l’annonçait avec humour le chauffeur de bus. Programme des deux jours sur place : visite de plantation de café et randonnée dans le parc du bosque nuboso.

El Trapiche est une ferme familiale qui cultive du café, du cacao et de la canne à sucre. Moi qui aime autant le café que le sucre et le chocolat, autant vous dire que cette visite m’a comblée! Accompagnée d’un guide (en anglais ou en espagnol), vous commencerez par un topo sur la production minimale de sucre de la ferme et pourrez croquer dans un bâton de canne à sucre. Puis, direction les hauteurs pour tout apprendre de la culture du café 100% arabica d’El Trapiche (plus largement, dans le pays, on ne cultive que de l’arabica).
Après le café, le cacao! Suivez le guide et découvrez le fruit de tous les plaisirs gustatifs. Vous pourrez aussi savourer du chocolat totalement vierge de tous procédés chimiques. Enfin, vous terminerez cette visite enrichissante de deux heures par la dégustation d’un café, d’un petit encas typique du pays et d’une limonade faite maison. Petit plus : l’atelier de fabrication de son bonbon à base de sucre brun!

Le lendemain, je trépignais d’impatience, j’allais me fondre dans la jungle luxuriante du bosque nobuso. Je ne regrette pas de m’être faufilée dans un groupe et d’avoir bénéficié de la randonnée avec un guide naturaliste. Il avait l’œil et pour sûr! À peine avions-nous posé le pied sur le sentier que notre guide apercevait un resplendissant quetzal. Emblème du Guatemala, cet oiseau sacré chez les Mayas se fait très discret; nous avions une chance folle de pouvoir le contempler dans son habitat naturel.
Au fur et à mesure de notre marche, à chaque découverte faunique – toucans, singes, serpents et même tarentules –, nous étions émerveillés comme des enfants.
Après toutes ces émotions, rien de tel que de siroter un bon cafe negro et contempler les dizaines de colibris virevoltant sur la terrasse du café du parc.

Sámara, l’art de ne rien faire

Crédit : Pauline Ponchaux

Des palmiers, de la chaleur, des vagues, une ambiance ultra détendue… Sámara, c’est principalement ça! À votre avis, quelle est la meilleure chose à faire après quatre heures de bus? Prendre un smoothie aux fruits de la passion les pieds dans le sable chaud entourée de cocotiers, pardi!
À Sámara, c’est bien simple, je ne savais plus où donner de la tête, mon regard se perdait devant tant de beauté. C’est ici, dans ce petit coin de paradis survolé tous les jours par un escadron de pélicans, que j’entamais ma retraite zen, de détente et déconnexion. 26 degrés à 8 heures et un soleil de plomb, mon corps me dit merci, merci pour toute cette vitamine D!
La routine de mes trois jours : réveil matinal, balade, photo, repas, plage, lecture et souper au soleil couchant dans les bars-restaurants du bord de plage. J’ai adoré le Gusto et je me suis régalée au Luv Burger où j’ai mangé des délicieuses frites de yucca! Allez tester.
Attention : peu d’endroits acceptent les cartes de crédit, pensez à prendre des espèces (il y a deux ATM dans le village mais ils ne sont pas tout le temps ravitaillés).

Montezuma, vie de bohème, singes et compagnie

Crédit : Pauline Ponchaux

Pour ces trois jours-là, je me suis fait plaisir niveau hébergement car ils tombaient pendant la période du Réveillon et du jour de Noël, j’avais donc réservé une chambre dans un bel hôtel, le Horizontes, sur les hauteurs de Montezuma, disposant d’une piscine d’eau salée et d’un sublime jardin tropical. J’ai été accueillie par Jean, franco-hispanique et sa fille, Alejandra. L’hôtel est aussi charmant que son personnel, le déjeuner, aussi copieux que délicieux. Ma chambre avait son balcon et son hamac avec vue sur le jardin. Quoi de plus parfait ?!
Le village, lui, concentre deux petites rues où tout se passe. La plage de Montezuma est belle mais l’océan mouvementé, soyez prudent en vous baignant. Mon conseil : chaussez vos sandales, prenez de l’eau, votre crème solaire et un bon bouquin, longez la mer, traversez la forêt tropicale… et vous vous retrouverez à la playa Grande, une grande plage de rêve aux eaux limpides, propice à la baignade. Elle vaut largement ses 30 minutes de marche sous le soleil tapant.
Sur place, méfiez-vous des singes capucins, très facétieux. Pendant que je sautais dans les vagues du Pacifique, quelle ne fut pas ma surprise d’en surprendre un fouinant dans mon sac. Par chance, il avait juste chapardé un paquet de mouchoirs, mais certains sont plus coquins et, aux dires du propriétaire de l’hôtel, s’amusent à « voler » appareils photo et téléphones cellulaires.

Crédit : Pauline Ponchaux

Pour manger, vous allez l’embarras du choix. J’avais adoré le soda Las Palmeras, succulent; même les singes regarderont avec envie votre plat. À tester aussi, le Cocolores et son filet de poisson à la sauce fruit de la passion. Divin!

Manuel Antonio, le paradis du paresseux

Crédit : Pauline Ponchaux

Du monde, beaucoup de monde, pour un si petit village. Et pour cause, Manuel Antonio est connu pour abriter l’un des plus beaux parcs naturels – mais aussi le plus petit – du Costa Rica. Et j’y allais clairement pour ça! Malgré un réveil matinal, sur le pont à 7 heures du matin, l’étonnement : une foule de personnes attendait déjà pour entrer dans l’enceinte du parc. Je décidais de laisser passer cette vague humaine et de tenter une percée plus tard dans la journée. À midi, tout était plus fluide et je pouvais enfin me promener dans ce joyau de verdure. J’y allais avec un souhait : voir un paresseux. Et qui ai-je vu accrocher à une branche d’un arbre avec son bébé? Un paresseux à trois doigts!

Crédit : Pauline Ponchaux

Se sont succédé des paysages incroyables, de la marche accompagnée des sons des singes hurleurs, des plages aux eaux chaudes et turquoises, des rencontres avec des singes écureuils et la beauté de la nature à tous les niveaux.

En sortant du parc, allez prendre une glace au Sol Frozen Yogurt et finissez la journée à admirer le soleil couchant chez Baldi’s Fresh, en face de l’océan. Goûtez-y le burger mahi mahi et la bière artisanale aux fruits de la passion.

Comment ça, vos valises ne sont pas encore prêtes?

 

Écrit par Pauline Ponchaux

Arrivée tout droit du nord de la France, Pauline est une fervente admiratrice de « baguette-pas-trop-cuite-s’il-vous-plaît », gaufres et brunchs sucrés. Elle voue un culte aux films des années 80-90 et adore réciter les répliques par cœur de ses films préférés à la moindre occasion. Depuis son arrivée au Québec - voilà deux ans - Pauline s’est découvert une passion pour le site de Meteomedia et les températures ressenties. Elle aime aussi : lire dans le métro, gratter son ukulélé en s’imaginant sur une plage au soleil, les voyages dans des contrées exotiques, Barcelone et l’architecte Güell (bon, et aussi la sangria), les chats, Tom Hanks, Bill Murray et les Beatles.

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